
Les qualités sociales et interpersonnelles d’un excellent médecin gériatre
La gériatrie est une discipline médicale où les compétences techniques doivent nécessairement s’accompagner de solides qualités humaines et interpersonnelles. Les personnes âgées présentent souvent des problématiques complexes, mêlant maladies chroniques, fragilité, perte d’autonomie et isolement social. Dans ce contexte, l’attitude du gériatre joue un rôle aussi déterminant que son savoir médical.
La première qualité essentielle est l’empathie, c’est-à-dire la capacité à se mettre à la place du patient et à comprendre son vécu, ses craintes et ses besoins profonds. La compassion, alliée à une bienveillance constante, permet au médecin d’accompagner des personnes qui traversent des étapes difficiles, parfois marquées par la douleur ou le déclin cognitif.
À cette dimension s’ajoute la patience, indispensable pour respecter le rythme des consultations, souvent ralenti par les difficultés d’expression, les troubles sensoriels ou les répétitions. Un excellent gériatre sait créer un climat de sérénité et de sécurité en donnant du temps à son patient.
La communication constitue une autre compétence centrale. Elle doit être claire, simple et adaptée au niveau de compréhension de la personne âgée. Cela implique de bannir le jargon médical et de privilégier des explications concrètes, mais aussi de rester attentif aux signes non verbaux. L’écoute active joue ici un rôle majeur, car elle valorise la parole du patient et contribue à préserver son sentiment de dignité.
Le gériatre doit également faire preuve d’un fort esprit de collaboration interdisciplinaire. La prise en charge globale des aînés nécessite un travail d’équipe avec infirmiers, physiothérapeutes, ergothérapeutes, psychologues, travailleurs sociaux et proches aidants. Dans ce contexte, le médecin devient un coordinateur et un médiateur, garantissant la cohérence et la continuité des soins.
Enfin, des qualités comme le respect profond de la dignité humaine, la capacité à gérer des situations délicates (fin de vie, perte d’autonomie, institutionnalisation), ainsi qu’un sens de l’humour bien dosé contribuent à humaniser la relation thérapeutique. Le rire et la chaleur humaine peuvent rompre l’isolement et renforcer le lien de confiance.
En somme, un excellent médecin gériatre ne se limite pas à traiter des pathologies. Il s’impose comme un accompagnateur attentif, respectueux et bienveillant, capable d’allier rigueur scientifique et intelligence émotionnelle. Son rôle dépasse la médecine technique pour inclure une dimension profondément humaine, centrée sur la dignité, le bien-être et la qualité de vie des personnes âgées.
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